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.La dame reprit sa casserole et nous avons d manger les pisde mas crus et garder la viande que nous n'avions pas pu TRAVERS LE CENTRE DU PROU faire griller.Pour comble de malheur, il est tomb une ter-rible averse qui transforma le chemin en un dangereuxNotre voyage continuait de la mme faon.Nous man- bourbier la nuit tombe.gions de temps en temps, lorsqu'une me charitable s'apitoyait Les camions bloqus de l'autre ct de l'boulement sontsur notre sort.Mais nous ne mangions jamais beaucoup, et la passs d'abord, forcs d'avancer un par un, notre tour est134 135 arriv ensuite.Nous tions parmi les premiers de la longueLa premire partie de la route fut trs bonne, nous pas-file, mais le premier de la srie cassa son engrenage sous lesmes par une srie de villages et commenmes, sixchoc du tracteur qui devait l'aider traverser le passage dif-heures de l'aprs-midi, une dangereuse descente par un che-ficile. nouveau, nous nous sommes tous trouvs bloqus.min qui suffisait peine pour un seul vhicule.Pour cetteFinalement, une jeep est venue en sens contraire et, munieraison, le passage des voitures n'tait gnralement permisd'un cble l'avant, a tir le camion sur le bas-ct, per-chaque jour que dans une seule direction. cause de je nemettant tout le monde de continuer son chemin.Notresais plus trop quoi, on avait fait exception la rgle ce jour-vhicule roula toute la nuit, quittant comme d'habitude lesl.Les croisements dialogus des camions, avec quantit devalles plus ou moins abrites pour escalader ces froids pla-cris et de manSuvres, roues extrieures arrire penchesteaux pruviens qui tailladaient de glace nos vtementsvers le prcipice insondable en la nuit, tout cela n'tait pastremps de pluie.Nous grelottions ensemble, Alberto etun spectacle trs rassurant.Alberto et moi, chacun unemoi, tendant nos jambes l'une sur l'autre pour viter lesextrmit, tions moiti sortis du camion, prts nouscrampes force d'tre dans la mme position.Notre faimjeter terre au moindre accident, mais nos compagnons detait une chose trange, partout dans notre corps et nullevoyage indiens ne bougeaient pas d'un pouce.Nos craintespart la fois, qui nous inquitait et nous irritait.taient fondes, cependant, car une grande quantit de croix Huancallo, au lever du jour, nous avons parcouru jalonnait le parcours de la corniche, en souvenir des col-pied la distance sparant l'endroit o nous avait laisss le lgues moins chanceux que les camionneurs qui conti-camion du poste de la Garde civile, o nous devions faire nuaient leur route.Chaque camion qui s'crasait emportaitnotre halte habituelle.Nous avons achet un peu de pain, sa nombreuse charge humaine dans un abme de deux centsprpar du mat et sorti notre fameux cSur ainsi que le mtres au fond duquel bouillonnait un torrent charg demou, mais peine les avions-nous mis griller qu'un dissiper les dernires illusions de ceux qui y tombent.Touscamion qui allait Oxapampa s'est offert pour nous les accidents, selon ce qu'on raconte dans la rgion, se sontemmener.Notre intrt pour ce lieu venait du fait qu'y solds par des morts, l'abme n'a pas livr un seul bless.vivait, du moins nous le croyions, la mre de l'un de nosCette fois-ci, par chance, tout s'est bien pass et nouscollgues d'Argentine et nous esprions qu'elle apaiseraitsommes arrivs vers dix heures du soir dans un petit villagenotre faim pendant quelques jours et qu'elle nous gratifie-du nom de La Merced, dans la zone basse, tropicale.Unerait de quelques sols.Ainsi avons-nous quitt Huancalloagglomration physionomie typique de la zone forestire,presque sans le connatre, pousss par l'urgence de noso une me charitable nous cda un lit pour passer la nuit etestomacs puiss.des aliments en grande quantit.Pour ce qui est des ali-136137 dernier nous a promis d'endosser notre dette, ce qu'il a belments, ils furent inclus dans le lot au dernier moment,et bien fait, en nous emmenant de surcrot dormir chez lui lorsque la personne vint voir si nous tions bien installs,l'arrive.Le chemin tait extrmement troit, quoiquecar nous n'avions pas pu cacher temps les corces desmoins que le prcdent, et trs joli, entour de forts ou dequelques oranges que nous avions cueillies sur un arbre pourplantations de fruits tropicaux, bananes, papayes et autres.Ilapaiser un peu notre faim.monte et descend sans cesse jusqu' Oxapampa, une agglo-Au poste de la Garde civile de ce village, nous avonsmration situe environ mille mtres au-dessus du niveauappris sans grand plaisir que le contrle des camions n'yde la mer, qui tait notre destination finale, comme celle dutait pas obligatoire, ce qui nous rendait difficile la tchechauffeur.d'en trouver un qui nous emmne sur un simple hop l ,Jusqu' cet endroit, l'homme brun de la plainte pourcomme auparavant.Sur place, nous avons t tmoins d'uneassassinat voyagea dans le mme camion que nous.Il nousplainte pour assassinat.Les plaignants taient les fils de la vic-invita manger lors d'une halte et nous fit une srie detime, ainsi qu'un homme brun aux gestes ostentatoires quiconfrences sur le caf, la papaye et les esclaves noirs, ause disait ami intime du mort.Les faits avaient mystrieuse-nombre desquels se trouvait son arrire-grand-pre.Il nousment eu lieu quelques jours auparavant et le coupable pr-racontait cela ouvertement, mais on remarquait chez luisum tait un Indien dont ils avaient apport la photo.Leune certaine honte.Quoi qu'il en soit, Alberto et moicaporal nous l'a montre en disant : Regardez,avions dcid de l'absoudre compltement de l'assassinatdocteurs, le portrait type d'un assassin. Nous avonsde son ami.acquiesc avec enthousiasme, mais en sortant ducommissariat, j'ai demand Alberto : Qui est l'assassin? Et il pensait comme moi que celui qui en avait la tte, c'taitl'homme brun, et non l'Indien [ Pobierz całość w formacie PDF ]

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